

PROGRAMMATION DU VENDREDI 16.10

MOUNDRAG
(rock / France)
WE ARE MOUNDRAG WE ARE BROTHERS WE HAVE NO GUITAR AND WE PLAY HARD PROG HEAVY PSYCH Formé à Paimpol en 2019, MOUNDRAG est un duo composé des frères Camille et Colin Goellaen Duvivier, respectivement à l’orgue et à la batterie, tous deux assurant le chant dans une dynamique vocale singulière. Leur premier EP pose les bases d’un rock dense inspiré des années 70, mais interprété sans guitare, démontrant une approche originale du genre. Après leurs débuts sur la scène rennaise et une performance remarquée aux Transmusicales, leur passage sur la radio américaine KEXP leur offre une visibilité internationale. Leur premier album « HIC SUNT MOUNDRAGES » sorti en 2022, affirme leur univers musical : morceaux progressifs, ambiance psychédélique et théâtralité rock. Acclamé par la presse spécialisée, ils multiplient les concerts en Europe, dont des premières parties de Deep Purple. Parallèlement, ils participent au super-group KOMODRAG AND THE MOUNODOR, fusion de leur groupe avec KOMODOR, et sortent un album en 2023. En 2024, ils reviennent avec « DEUX », un album signé sur des labels internationaux. Fidèles à leurs influences seventies, ils abordent des thèmes profonds et fantastiques, bâtissant un mur sonore hypnotique à deux, avec des claviers puissants, une batterie électrique et des solos épiques, inspirés par ELP, Deep Purple et Black Sabbath. Leur énergie et leur bienveillance font de chaque concert une expérience unique.

MIOSSEC
(rock / France)
Tonnerre, tonnerre, tonnerre de Brest. Auteur-compositeur aussi lettré que provocateur, l’emblématique chanteur finistérien Miossec a repris la route début 2025 pour défendre son dernier album en date, « Simplifier ». La tournée reçoit un très bel accueil. En compagnie de ses compatriotes de route, Stéphane Fromentin et Nicolas Méheust, ils renversent les tables, ils réinventent le répertoire. Plaisir d’offrir. Simplifier : Paul Le Galle, ingénieur du son et Alexis Delong, producteur, mixeur, musicien, ma pomme, et puis c’est tout, sur ce disque. Simplifier : ce qui veut dire s’enfermer, seul, quelques mois, et composer des chansons avec les guitares, les basses et les rythmes. Les avoir toutes entières, comme, avant « Boire » dont la tournée anniversaire se déroulait en même temps. Simplifier : et donc s’infliger des contraintes. Comme celle de faire naître les morceaux à partir d’une seule boite à rythme, une Elka Drummer One de 1969, pas pour faire vintage, juste pour avoir des impulsions, des placements, simples, et chauds. Simplifier : écouter beaucoup de hip-hop, jouer peu d’accords, couper les ponts, enlever des couplets. Faire ramasser. . Et à partir des chansons enregistrées avec Paul, laisser Alexis rentrer dans les morceaux, et les emmener, parfois ailleurs. Simplifier : travailler à la maison, et demander à Nathalie Bihan, graphiste brestoise, et Vincent Gouriou, photographe brestois, de suivre le verbe. Simplifier : pas pour faire pauvre, où misérabiliste. Simplifier et ne rien s’interdire, les envolées comme les retenues.

KEZIAH JONES
(blues-funk / Nigérian)
Keziah Jones, de son vrai nom Olufemi Sanyaolu, est né à Lagos, au Nigeria, dans un environnement baigné de musique — des chœurs traditionnels aux disques de Michael Jackson et Sly Stone. En 1977, il grandit sous l'influence du FESTAC et surtout de Fela Kuti, avec lequel il partangeait le même quartier et qui resta son modèle absolu. En 1997, il parviendra même à décrocher une interview de trois heures avec l'icône mourante, en se faisant passer pour un journaliste. Arrivé à Londres à l'âge de huit ans pour y recevoir une éducation « à l'européenne », c'est dans cette ville qu'il découvre la guitare — initialement en essayant d'aider son frère — puis le piano, et commence à composer dès ses dix ans. Il fait ses premières armes dans les clubs de folk londoniens avant de se forger un style dans la rue, apprenant à jouer fort pour se faire entendre. C'est à Paris que tout bascule. Séduit par la ville comme par son public, bien plus réceptif que son audience britannique, il est repéré à la terrasse d'un café de Beaubourg par le compositeur Philippe Cohen Solal (futur Gotan Project), qui lui fait enregistrer ses premières maquettes. Il forge alors son identité artistique complète : un nouveau nom — Keziah Jones — et un nouveau genre, le blufunk, qu'il définit comme « une musique africaine moderne dans un format pop ».Sa discographie compte six albums studio absolument majeurs dans la discographie mondiale, de Blufunk is a Fact! à Captain Rugged, en passant par Black Orpheus. Fin 2024, après quelques années de recul, il publie Alive and Kicking, enregistré en live dans les studios de Femi Kuti à Lagos, mêlant reprises, nouveaux titres et classiques revisités — la synthèse lumineuse de toute une carrière.

CACHEMIRE
(rock / France)
Cachemire célèbre en 2025 ses dix ans de rock français sans concession. Guitares corrosives, batteries claquées et textes caustiques. Et à l’écoute du nouvel album, l'ADN du groupe est absolument intact. Fidèle à la "fibre cachemirienne" héritée de leurs débuts, les textes sont toujours aussi mordants et directs, pointant les absurdités humaines et le son revient à l'essentiel : le rock pur, dense et percutant et abrasif. Les 13 titres sont d’une redoutable efficacité, taillés à la serpe, et clairement construits pour la scène. Guitares, claviers, cordes et orgues servent une musique sans fioritures, portée par la voix si reconnaissable de FredBastar teintée de ce déjà mythique grain de poivre coincé dans la gorge. Car Cachemire déteste les zones de confort. En dix ans, quatre albums et d'innombrables concerts, le groupe s’est positionné parmi les leaders de la nouvelle garde du rock français et n'a cessé de surprendre. L’arrivée d’Alice Animal sur scène pour la tournée promet d’ailleurs son lot de nouveautés. Cachemire sur scène c’est l’énergie brute et la puissance sonore dans un écrin de velours.

LA PHAZE
(punk rock/ France)
Née à Angers en 1999, La Phaze s’impose dès ses débuts comme l'une des formations les plus innovantes de la scène alternative française. Fondé par Damny Baluteau (claviers, machines, chant) et Arnaud Fournier (guitare, cuivres, chœurs), le groupe invente le "pungle", un mélange explosif de punk et de jungle, qui fusionne dub, ragga, hip-hop et drum and bass pour offrir une identité sonore totalement singulière. Leur premier EP, Cushy Time, paraît en 2001, suivi de Pungle Roads en 2002, dont le morceau "RAS" dénonce la montée de l’extrême droite. En 2003, la compilation Punglistic Mixture, réalisée avec la scène électro française, confirme leur volonté d’expérimentation et d’ouverture musicale. En 2004, repérés par Manu Chao lors d’un rassemblement altermondialiste au Larzac, ils partent en tournée au Brésil. DJ Nevrax rejoint alors le groupe, remplaçant DJ Mouf. L’album Fin de cycle (2005), marqué par la collaboration de Mouss & Hakim (Zebda), Rocky Sight et O’Nili, s’écoule à 20 000 exemplaires et assoit leur notoriété. En 2008, le départ de Nevrax entraîne un virage résolument rock-punk, inspiré par Bérurier Noir. L’album Miracle aborde des thèmes engagés : guerre, crise climatique, euthanasie, et accueille Keny Arkana et Eugene Hütz (Gogol Bordello). Une longue tournée mondiale de 180 concerts affirme leur puissance scénique. Psalms and Revolution (2011) explore de nouvelles textures avant une séparation annoncée en 2012. Le groupe renaît en 2017 avec Speaker Louis (machines, basse, chœurs). Après le single "Sourire au teint de glace", l’album VISIBLE(S) (2020) marque leur retour, suivi de Pungle Generation (2023), compilation hommage à leur parcours. Un nouvel album est attendu pour début 2026. Après plus de vingt ans de carrière, La Phaze incarne l’alliance puissante de l’électro, du punk et du dub, une énergie scénique incomparable et un engagement sociopolitique constant, faisant du groupe une référence incontournable de l’alternatif français.